En retard 

Je suis en r’tard, en r’tard ! Le lapin blanc d’Alice me poursuit


Je passe ma vie à courir entre le boulot et le NaNo. Dès que j’ai un jour de libre, une heure, une minute, j’écris.

Mon histoire avance mais évidement pas assez vite. Chaque activité annexe me fait perdre du temps. Je suis devenue la star de ma famille. Mon frère m’appelle régulièrement pour me booster et ma mère m’a même préparé mes repas d’aujourd’hui pour que je puisse avancer et me concentrer. Il faut bien que je leur apporte des epidodes palpitants et que je me mette une pression d’enfer à défaut d’un gosse !

Je ne vous ai pas abandonné mais j’avoue que je me noie dans mes mots. J’essaie quand même de vous suivre attentivement et je croise pour la Dreamteam de novembre !

Rdv dans 10 jours, quand ce défi sera terminé.

Je vous embrasse bien fort.

Ps : je viens de me rende compte que mon titre prêtait à confusion, désolée pour celle à qui j’ai fait l’ascenseur émotionnel. Non, non je ne suis pas « en retard » !! On est incorrigibles !! Bisous.

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Parolé parolé parolé

Mon article précédent et l’initiative de Biquette m’ont fait réaliser que parfois, notre entourage ne nous était d’aucun secours. Soit parce qu’ils ne peuvent pas comprendre ce que l’on vit, même avec toute la bonne volonté du monde, soit parce qu’ils s’y prennent comme des manches.

Je sais que je me répète mais ce blog m’a sauvé. En écoutant cette toute nouvelle chanson d’un jeune artiste français qui percera sûrement, je nous ai vus. Voici en exclu, une chanson de Jean-Jacques Goldman : Famille

Et crever le silence *que ça fait du bien de s’exprimer*
Quand c’est à  toi que je pense
Je suis loin de tes mains
Loin de toi, loin des tiens
Mais tout ça n’a pas d’importance

J’connais pas ta maison
Ni ta ville, ni ton nom *mais seulement ton pseudo*
Pauvre, riche, batard
Blanc, tout noir ou bizarre
Je reconnais ton regard *de pmette*

Et tu cherches une image
Et tu cherches un endroit
Où je dérive parfois *l’utérus ?*

Tu es de ma famille
De mon ordre et de mon rang
Celle que j’ai choisie
Celle que je ressens *parce qu’on se comprend*
Dans cette armée de simple gens

Tu es de ma famille
Bien plus que celle du sang
Des poignées de secondes

Dans cet étrange monde
Qu’il te protège s’il entend *et te fasse un gosse*

Tu sais pas bien où tu vas *quel traitement ? quel médecin ? quel exam ?*
Ni bien comment, ni pourquoi
Tu crois pas à  grand-chose *surtout après un négatif*
Ni tout gris, ni tout rose
Mais ce que tu crois, c’est à  toi

T’es du parti des perdants *sans blague !*
Consciemment, viscéralement
Et tu regardes en bas
Mais tu tomberas pas
Tant qu’on aura besoin de toi *et de ton utérus*

Et tu prends les bonheurs
Comme grains de raisin
Petits bouts de petits riens *surtout après un transfert*

Tu es de ma famille
Du même rang, du même vent
Tu es de ma famille
Même habitants du même temps
Tu es de ma famille
Croisons nos vies de temps en temps *et voilà, bloguons !*

Ce mec va cartonner au top 50, je vous le dis, je le sens !

Bisous ma famille !

Ps : rdv ce matin avec mon gyneco de l’accent pour lancer la FIV 3 ! Youpi !!

Ce que j’aimerais qu’on me dise

Nous qui comprenons parfaitement la douleur des unes ou la joie des autres, peut-on vraiment espérer des fertiles une bonne parole ?

Pour rebondir sur l’initiative de Biquette, je me prête au jeu.

Me concernant, j’ai remarqué que ce ne sont pas vraiment les phrases en elles-mêmes qui me touchent mais la façon de les dire. Le regard, le ton, la compassion (la vraie, pas la socialement acceptable) ; voilà ce qui compte à mes yeux.
J’ai remarqué aussi que selon mon humeur, une même phrase n’a pas la même portée. En ce moment, quoi qu’on me dise, j’ai envie d’aboyer : « ta gueule, je viens de foirer le TEC de ma deuxième FIV »… même si la personne en face de moi est la plus douce du monde et la plus compréhensive.

Par ailleurs, je voudrais soulever un point qui n’a pas été évoqué (enfin, je crois, j’ai pas entièrement fini de lire tout l’internet…) c’est les infertiles entre eux.

Lorsque j’ai découvert le monde merveilleux de la blogosphère, je me sentais seule au monde (vous avez la chanson dans la tête hein ?)

J’ai dit à Biquette dans un commentaire que je ne connaissais personne d’infertile. Après coup, je me suis rendue compte que je connais bien des infertiles mais ils n’en parlent pas. Avec personne. Moi je croyais que, comme les francs-maçons, si on faisait le geste secret ou disait le mot de passe des infertiles, on pourrait communiquer entre nous, partager nos expériences et se soutenir mutuellement. Il n’en est rien. En tous cas, pas dans mon entourage.

D’abord, ma cousine a fait une IMG à 5 mois de grossesse pour une fente labio-palatine qui coupait le cerveau de son gosse en deux. Étape traumatisante de la vie par excellence, même si t’es tombée enceinte à C2. À l’époque je suis moi-même en pleine galère (et toujours d’ailleurs… voilà voilà…). Je lui envoie un mail pour lui exprimer mon soutien. Elle m’a répondu avec le ton de la conférence de presse de la maison blanche que c’était une bonne chose parce que ça avait renforcé son couple.
*Tu te fous de ma gueule ? Ne me dis pas que t’as pas pleuré toutes les larmes de ton corps, je ne te croirais pas !!* Résultats des courses, elle est de nouveau enceinte 3 minutes après son IMG et nage dans le bonheur. Pas un mot de soutien pour moi, pas une parole amicale à mon égard, « va crever toi et ton utérus de merde » c’est à peu près comme ça que je l’ai ressenti.

Autre cas, une copine d’une copine mariée depuis 8 ans… pas d’enfant… je me dis « tiens, une copine de galère ».
Je lui dis au détour d’une conversation privée que je suis en PMA, sans plus de détails une mini perche, pas lourde, je vous promets. Elle me répond du ton le plus détaché de monde qu’elle vient de se faire opérer d’un kyste que qu’elle va débuter une FIV aussi après mais que dans leur cas, c’est pas pareil parce qu’ils sont hyper détendus et qu’elle commence à peine à se poser la question des enfants.
*Alors d’une, ne fais pas genre « tu viens d’arrêter la pilule » si t’es déjà programmée pour ton opération, ça veut dire que t’as fait 2378 examens et qu’ils t’ont déjà annoncé que ton utérus avait une gueule de traviole et c’est jamais très agréable à entendre. De deux ne me fais pas croire que t’as jamais pleuré devant ta serviette hygiénique en 8 ans de mariage. Et de trois c’est pas la peine de faire ta belle avec ta FIV, je sais que t’as pas envie d’y aller, comme tout le monde, ce n’est anodin pour personne. Tu peux ranger le ton condescendant que tu viens de prendre, je ne suis pas née de la dernière FIV et je sais ce que tu ressens. Tu es exactement comme moi, sauf que tu ne l’avouerais pour rien au monde.*

Donc voilà ma participation, les paroles de mes copines fertiles ou de mes parents sont le plus souvent bienveillantes et sincèrement peinées pour nous. Alors quoi qu’elles disent, ça me va, même si parfois elles sont maladroites. Elles ne peuvent pas connaitre nos parcours, sentir notre manque et vivre nos tourments.

En revanche, je suis ravie de vous avoir trouvées au détour d’un chemin parce qu’enfin, je sens une vraie solidarité. Je ne me sens plus seule et j’entrevois l’entraide sur le quai.

Voilà . Merci.

NaNoWriMo 2015

Go ! C’est le 1er novembre ! Le NaNo a commencé depuis quelques heures et je suis déjà en retard sur mon programme !

Ça fait déjà une semaine que j’ai commencé à écrire la trame de mon histoire, je vis avec mes personnages. Ils ont tous une identité propre et des particularités, une personnalité bien à eux. Certes, ils sortent de mon imagination mais m’imposent aussi parfois des situations. Ils ont pris vie sous mes doigts.

C’est la première fois que je m’inscris à ce genre de défis. J’ai découvert le NaNo grâce à Cindy et je m’y suis intéressée. Par curiosité au début et puis je me suis lancée. C’est un défi personnel. Personne ne nous jugera. Personne n’estimera la qualité de notre d’écriture ou la valeur de notre histoire. C’est juste pour le plaisir. Le plaisir d’écrire, le plaisir de faire vivre des personnages, le plaisir de s’évader et dans une autre vie que la mienne.

Avant d’ouvrir ce blog, je ne soupçonnais pas mon amour pour l’écriture. J’avais commencé à écrire des phrases décousues sur mon petit nombril et me voilà à écrire une histoire sur la vie d’une autre.

Mon histoire est simplette et un peu niaise. Je n’avais pas envie de compliquer les choses pour une première fois. Quelques personnages, quelques rebondissements et une tranche de vie.

C’est parti ! C’est maintenant ! C’est un mois intense. Un défi intense. Verdict dans un mois ! J’espère y arriver.
Pendant ce mois, je ne peux compter que sur moi : pas de bon Dieu, pas de Dame Nature, Pas de Gyneco, pas de hasard. Seulement moi et ma volonté. Dans nos parcours, on met nos corps et nos espoirs entre les mains d’autres personnes. Ce mois-ci je reprends le contrôle. Voilà un projet qui ne dépendra que de moi.